samedi, août 19, 2006

charles pepiot

bonjour,
désolé pour mon absence momentanée, mais je suis encore à belle ile pour quelques jours.
Vous etes décidé pour le papier peint, je prefererai juste des pages epinglées pour cette premiere exposition qui présente les balbutiments d'une démarche, ce n'est pas une coercition et il peut faire l'affaire tout de meme. ( c'est un détail )

Pour ce qui est de notre installation avec google image, voila mes dernieres réflexions sur la question (désolé pour les fautes d'orthographe, mais j'ai peu de temps pour relire):

L'installation est composée des pages de google image épinglées au mur les unes aux autres, on est envahi par la profusion, d'une diversité étourdissante plus qu'éclairante. Une sorte d'archivage aléatoire comme le défini Yves Michaud dans "l'art à l'etat gazeux" il s'agit d'archiver sans pouvoir ni vouloir trier, sans definition d'une tradition. il s'agit en fait d'archiver le " tout venant", de conserver la production sans cesse renouvelée du present sans la hierarchiser, puisque elle meme ne possede pas de principe de hierarchisation fin de citation

Par son apparence seulement, cette installation parait plus proche de l'ornement ou de la parrure de l'epoque, mais en creusant, rapidement nous y découvrons un des aspects symptomatique du fonctionnement de notre société contemporaine, dans laquelle le nouveau remplace le nouveau en permanence, une routine qui pousse à l'oubli toute chose, dans laquelle l'amnesie se généralise, sans violence directe mais d'une façon si naturelle que le temps parait etre arreté car le passé n'existe plus.

Dans cette demarche, on peu envisager que ce n'est ni la forme ou les moyens utilisés qui semblent primordiaux, mais l'experience vecu, le cliché d'un moment, qui, avant d'etre materialisé dans un espace d'exposition, est déja perimé, comme toute les démarches artistiques, tout les objets (physique ou non), depuis la période d'industrialisation pour l'objet manufacturé, et depuis le post modernisme pour l'art, s'inscrivant dans notre société marchande de spectacle.

Des feuilles de papier machine épinglées à meme le mur, appuie l'aspet jetable de cette esthetique contemporaine. Pour les nostalgique du "Grand Art", cette installation semblera anecdotique, illusoire et sans avenir, ce qui n'est pas faux dans l'absolu, mais elle est à l'image de notre temps et s'inscrit dans l'identité d'une epoque, ce qui fait sa force et sa faiblesse.

La procédure de cette démarche, permettra à quiquonque voudra la réaliser ulterieurement, de pouvoir le faire à n'importe quel moment et partout dans le monde ( si le lieu dispose d'internet et d'une imprimante), car elle n'a pas de lieu fixe, ni d'histoire, elle s'inscrit dans notre histoire sans histoire, sans valeurs ni jugement.

Charles Pépiot

Ton analyse est intéressante mais, le fait de banaliser l'accrochage, de le rendre le plus simple et reproductible possible, d'en altérer la forme finit par en dénaturer le fond, pour être efficace le propos, la réflexion doit soigner la présentation, rendre l'installation, impeccable, ingénieuse, lisse et propre, pour marquer le présent (un présent sans regard vers le passé donc atemporel) nous devons nous échiner à mettre plein les yeux, Charles, tu fais référence à la communication, la publicité, tu dois savoir que le discours sans la mise en scène n'a que peu d'impact sur la cible...
D'ailleurs gardons sa force et corrigons sa faiblesse.

Comme dirait Raphaël "selon sa logique paysanne", il faut qu'on sente un peu la sueur de votre front...

gl

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