Apres quelques années a peindre, il me semblai que la meilleur façon d’atteindre mon but en emmenant le spectateur au juste lieu, etait en grande partie lié au temps de réalisation d’une peinture, et plus la peinture prenai du temps, plus je m’éloigne de ce qui doit etre dit.
La contraite fixé était donc de ne plus en avoir, que chaque gestes, chaque touche aille droit au but, un minimum d’effort, pour un maximum d’efficacité, comme disait Albert Oehlen et ses accolites dans les années 80, (mais n’est ce pas une des premieres règles dans l’art, appliqués depuis le debut de l‘histoire?)
Dans mes dessins j’espere y mettre l’humour et la poésie qui nous manque au quotidien, ce que chacun à en soit sans pouvoir forcement l’exprimer, je cherche a ne surtout pas montrer « comment je sais bien dessiner », mais plutôt « que puis-je partager? », car le temps est court, trop court pour perdre son temps à des démonstrations de force.
J’aime me moquer du monde, parce que je l’aime, j’aime rire de moi même et des positions ridicules dans lequelles l’on se met nous même, par orgueil, par peur ou par chagrin. J’aime montrer toute la merde que nous devons traverser pour obtenir un peu d’amour, j’aime parler dans mes dessins des rapports de force, de dominations, de soumissions, qui gerent le quotidien de notre monde.
Si je me rappelle bien de mes leçons, la vertu et la sagesse, sont qualités qu'on ne peut atteindre que par la liberté de transgresser tout conformisme. Oui, la "dérision " dans mon travail comme dans ma vie à une place importante, cela permet de faire passer les choses les plus amères, cela rend la vie plus digeste, et donne un point de vue plus objectif même si l’ objectivité n’ est pas une coercition, j’ adule Desproge " pape " de l’ allocution séditieuse, Kipenberger n‘ était pas mal dans le genre. Faisons les choses sérieusement, mais sans trop se prendre au sérieux.
Je pourrai comparer mes dessins au senryū, le senryū est une forme poetique japonaise courte, qui contrairement au haiku, est cynique, et a pour sujet les faiblesses humaines et non pas la nature.
Charles, le haiku n'est-il pas l'amertume?
N'invoque t-il pas le plus dérisoire pour nous faire sentir l'orgueil et la bouffonnerie, notre incapacité de naissance à être là ? Et pourquoi parler de la nature si ce n'est pour nous mettre en face de nous-mêmes, l'humanité ? N'y a t'il pas une grande ironie dans ce retournement, voir un certain cynisme?
Au fait, en réaction à ce que tu écris plus haut :
dans le"Que puis-je partager" que tu appelles, il y a nécessairement un "De quelle manière partager" qui traîne. Et là je dirais que "Comment je sais bien dessiner" signifie plutôt "Comment dessiner ce que je veux partager de la façon la plus adéquate possible pour être bien compris". Et pas forcément "Comment dessiner une belle pomme bien chiadée avec plein d'ombres qui font plus vrai".
La question, par exemple chez un Cézanne qui à brisé les codes et qui s'en foutait comme un briseur de codes, ce serait effectivement "Comment choper la pommité d'une pomme", ou l'arbrité d'un arbre. Enfin, j'imagine que l'on se comprend...
En tout cas merci Charles pour ton impromptu sur ta façon de voir les choses.
L'impromptu mange le promptu, l'impromptu lave plus blanc, l'impromptu est bon pour le transit.
A
jeudi, juillet 06, 2006
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1 commentaire:
c'est vrai que c'est lourd la plasturbation...
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