dimanche, juin 25, 2006

éléments

MARTIN

Idées, contraintes, programme entre-tenir la forme

Au delà des outils, des manières de faire, des habiletés, des habitudes, ce sont nos approches qu’on va mettre sur la table. Nos conceptions du «faire» doivent se confronter, peut-être de l’a*t, des a******s, qui ne l’est pas, qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que ça veut dire, et qu’est-ce que ça mange, donc: qu’est-ce que ça rejette?

On peut choisir de penser à l’avance, jusqu’à quel point?

On peut aussi choisir de laisser le chapeau choisir pour nous.
On pourrait créer nos contraintes et les choisir de manière aléatoire, sur le principe du cadavre exquis : le sujet serait un nombre de participants (untel plus untel), le verbe un thème (le «moche») et le complément d’objet une manière, un médium (sculpture). On tirerait d’un premier chapeau le nombre de participants, puis d’un deuxième le sujet, puis le médium. Il faut aussi trouver des «affineurs», des chapeaux spéciaux qui préciseraient les modes de traitements, les réduiraient ...
On peut rédiger ces fragments comme on peut les faire écrire par des gens extérieurs au projet, en utilisant un questionnaire, avec des questions relativement ouvertes ou ambigües comme: «que faites-vous le dimanche ?» pour le médium, et «de quoi ne parle t-on pas assez selon vous ?» pour le thème, par exemple.
Voir de quelle manière on oriente par le questionnaire, par le fait de questionner dans certains lieux («Et vous écrirez vos impressions»...), certains milieux.
à chaque jour suffit son chapeau.

Toujours dans l’aléa, on vient de faire avec Adrien un essai sur l’image sortie de nulle part, Internet en l’occurence, avec une collecte d’une richesse inouie, pour ceux qui ne craignent pas le 3 pixels par 2, en se laissant porter par 6 mots clés. Certaines de ces images supporteraient merveilleusement bien des interprétations picturales.

Matière première: on peut choisir d’apporter des éléments, photos, objets, papiers étranges, matériaux divers dans une espèce de soupe originelle commune.

Une première étape peut consister aussi en l’apport d’éléments sur ce que chacun fait, manière de présenter son travail, ses penchants.

On peut imaginer à l’avance une sorte de planning, ou le décider au jour le jour; je préfère l’idée de menus que celle d’une assemblée générale à 18H tous les soirs pour savoir ce qu’on fera le lendemain, ici encore, tout ce qui peut être fait pour ne pas couper nos envolées sera bienvenu.

Toute forme de jeu implique une sorte de règle
Un jeu créatif comme le cadavre exquis n’échappe pas à la règle
C’est même la règle qui fait le jeu, avec les joueurs.
La plus grande liberté naît de la plus grande rigueur, Paul Valéry.

unité de temps, de lieu
pluralité de moyens, pluralité d’individus
voilà les premiers éléments d’une règle

On s’astreint également à une espèce de stimuli de rendu, manière de se prêter au jeu, d’entretenir la forme.
On peut partir de l’unité de temps jour, 10 pourrait être un minimum.

il y a des rythmes temporels à trouver
différentes échelles de groupes (duo, trio, quatuor, quintet, sixtet...)

On peut imaginer des temps différents, je pense par exemple à ceux d’entre nous qui ne se connaissent pas encore, le temps 1 pourrait être consacré à une découverte de l’autre, le duet ou duel se prêtant bien au «faire connaissance».

Le temps 2 pourrait être dédié à la production un peu dans tous les sens, sur guide aléatoire, la voix des chapeaux.

On peut commencer à regarder en arrière pour le temps 3, enlever les chapeaux et changer de mode pour la suite.

Chercher des variations d’intensité, de fréquence et de pression dans l’enchaînement des épreuves.

Nous avons nos deux extrêmes, le minimum du groupe: le binôme, et la totalité du groupe: la poignée, comme deux points d’une respiration, et tous les intermédiaires.
Il y a aussi le non-groupe, l’enterprise qui efface l’individu à coups d’intérim, on peut imaginer des roulements si rapides que le simple trait serait collectif.

La tournante: les participants passent les uns après les autres sur un même support, l’aspect collectif de l’oeuvre se déployant dans le temps de l’élaboration.

On peut choisir de travailler en même temps, sur le même support s’il est assez grand, ou en relais où on est seul avec le support le temps d’une réaction.

On peut laisser à d’autres le soin d’assembler des éléments pré-fabriqués par soi

On peut pousser à fond des logiques de production absurdes, un industrial day par exemple, ou taylordisation de l’acte créateur.

ou rue des archives, tracer tout ce qui traîne, numérisation des plats du jour, étiquettage des mégots, relevé quotidien des faciès, pointage effectif...
classement/conditionnement/stockage à vue, selon la norme [K-10-06]

Le téléphone d’origine maghrébine, ou tout autre principe d’altération ou de transformation progressive d’un contenu, par exemple l’un (d)écrit une image et l’autre la redessine à partir du texte, ou d’une description orale, et ainsi de suite le temps qu’il faudra.

Interprétations: on dessine tous le même texte qu’on lit ou qu’on écoute, qu’on a lu ou qu’on a écouté.

Le dé à peindre, ou autre procédé utilisant l’aléatoire, variations du temps, lancer de dictionnaire, lecture directement dans le pot de nescafé, selon la déchirure de l’opercule.

Tombalo, à gagner: une plume, un pot, une craie, un sceau, des consignes, une intro.


En plus de toutes les contraintes individuelles liées à l’acte créatif, on ajoute celles du «faire à plus de un» dans le choix d’exercices s’ils ont lieu d’être. Ce qui peut être intéressant pour le plasticien exerçant seul peut l’être moins pour la cocréation.

Les thèmes, sujets ou exercices communs permettraient de relier les éléments fabriqués simultanéments par différents groupes, tant dans le faire que dans la lecture.

Peut-être que la question générale s’il y en a une, ou l’objet de cette expérience, est à formuler pour la cohérence de l’ensemble des oeuvres?
Ce que je n’arrive pas à dire c’est: unité de thème de fond ?

Ces oeuvres parleraient implicitement de rencontres, elles pourraient être guidées par ça. C’est au delà d’un simple mélange de nos travaux. Comment on crée à plusieurs, matérialisations de rencontres, relations plastiques et traces de liens... Je ne sais pas.

réaction

martin


ADRIEN

apporter ses matériaux, rebuts, vieux trucs qu'on a gardé dans un coin, préoccupations spéciales

-contraintes (assez basiques, à developper)

.rotation dans les groupes, tout les x temps
.rotation dans les médiums, tout les x temps
.rotation des "idéesformes", toutes les x idéesformes, pas plus de x idéesformes, etc
.oeuvre dictée, selon l'idées d'un autre, thème, objet, figure, tout les x temps
.oeuvre dirigée, selon les indications d'un autre, directions, couleurs, force
.oeuvre discutée,créee en accords et palabres sur l'interêt de x composition, x intention, x geste, tout les x temps

-journées

.journée "entrave"
à l'aveuglette, à la sourdinette, à la défoncade etc
.journée "pas plus d'une minute"
oeuvres en temps courts, principes directifs pour automatiser presque
.journée "de l'aube au crépuscule"
une oeuvre totale : un sujet voté, tous, toutes matières, toute la journée
.journée "orthodoxe"
application à la lettre de diverses théories artistiques
(recherche et compréhension des volontés théoriques, interprétation inévitable)
.journée "totem-lieu"
sculptures grâce aux matériaux du lieu, végétaux, minéraux, métalliques, etc
.journée "sans paroles"

jeudi, juin 22, 2006

Atelier à la Générale


Voici un des espaces dispo à la générale (au 2e étage) avec l'aimable accord de Chihad et William. Deux autres sont peut etre possibles et plus grands(au 3e étage)...

+ en bas de page du blog : des exemples d'éditions... Je pense à çà pour le catalogue de l'exposition. Qu'est ce que vous en pensez??

expo collective galerie anne de villepoix

HELTER/HELTER - galerie Anne de Villepoix

Voila une expo collective qui a l'air intéressante et proche de notre objectif, du côté incisif recherché, excepté le fait qu'elle regroupe des oeuvres individuelles.
Voici le texte qui accompagne l'expo et le lien vers cette galerie : [ http://www.annedevillepoix.com/main.html ]


Helter / Helter
exposition collective, curated by Max Henry and Erik Parker
du 9 juin au 31 juillet 2006 - vernissage le 9 juin 2006


L’exposition « helter helter » - qui réunit quinze artistes d’aujourd’hui, jeunes ou moins jeunes - présente des oeuvres dissuasives par leur aspect provocateur et subversif. Inspirée par un certain nihilisme contemporain, cette bande d’agitateurs artistiques venus des quatre coins du globe libère leur vision du monde, exaltant tour à tour et souvent de manière concomitante plaisir, colère et destruction. Face à l’absurde sociologique, à la négation des valeurs morales, à l’exigence de pureté et de table rase, cette nouvelle génération d’artistes revendique la séduction, l’impureté et le plaisir dans une sorte d’alphabet élémentaire qui l’apparente au signe et à l’écriture. L’exposition propose une sensibilité commune aux artistes présentés et constitue également un point de vue sur la création contemporaine.
Référençant la peinture éponyme de Christopher Wool comme une répercussion du contexte contemporain, « Helter / Helter » se veut une bombe artistique balancée aux tendances manipulatrices du dogme fondamentaliste sur le monde. Avec fracas, « Helter / Helter » dit « merde » à l’hypocrisie du fondamentalisme. L’art rassemblé ici joue les barrages avec la violence, obole antagoniste offerte aux médias mondiaux.


Je vais essayer de passer la voir aujourd'hui ou demain, je vous en dirai des nouvelles.
A tout à l'heure pour ceux qui viennent au RDV à la Générale. on va prendre des photos de l'endroit pour ceux qui sont pas là.

mardi, juin 20, 2006

Chat adrien.lecuru@gmail.com / gaetan.kamchatka@gmail.com // 20 juin 2006 à 17:59

17:48 moi: salut adrien, tu vas au vernissage de raphael a la generale?
adrien.lecuru: oui
17:49 moi: j'amene le dossier pour leur présenter et essayer d'avoir un atelier
adrien.lecuru: mais plutôt vers 21-22 h
ok
pourqoui pas?
on se verra ce soir donc
moi: ok moi j'y vais plus tot, j'ai un truc apres
adrien.lecuru: ah...
17:50 on se voit sur le blog aolrs
alors
moi: ok faut poster des messages un peu démarrer donner des idées, sinon personne s'y met...
17:51 adrien.lecuru: d'ac j'envoie mes premières reflexions, un peu sommaires mais enfin
premières directions on va dire
moi: ok parfait, les autres vont repondre comme ca
adrien.lecuru: l'idéal serait une réunion avec toute nos idées concernant les contraintes de travail
17:52 plus la question du lieu
moi: ca peut etre pas mal d'envoyer des images ou des choses comme ca..
adrien.lecuru: des idées d'abord je pênse
pense
collecter un maximum d'envies
moi: le lieu, martin a peur qu'il y ait des problemes?
17:53 adrien.lecuru: non il craint ne pas être libre de ses mouvements chez qqun auquel il est attaché par le travail
moi: c vrai que ca peut etre problematique
adrien.lecuru: c'est à voir parce que c'est un bon plan
17:54 chez des amis à lui ca lui poserait moins de problèmes
mais ce serait moins pratiqu
moi: mais c est aussi un bon plan... moi je vois mal un lieu sans electricité ds une zone désafectée, tout miteux.
17:55 adrien.lecuru: c'est autre chose
ça peut être bien mais tout autant difficile de réunir de bonnes conditions de travail
que de trouver un "vrai" lieu
17:56 il faudrait un groupe électro gène
moi: parce que la loc d'un groupe electrogene (par exemple ) c est pas donné, et puis risquer de se faire virer
adrien.lecuru: la loc c 180 euros la semaine
plus fioul
17:57 c'est encore dans nos cordes mais c'est loin d'être la seule difficulté
moi: c est vrai qu'il aura d'autres problemes et est ce que tout le monde serait pres a vivre une semaine dans ces conditions..?
17:58 adrien.lecuru: genre eau, discrétion, voir sécurité
ça ne me dérange pas dans une certaine mesure
c'est à dire une tranquillité certaine
moi: je ne pense pas que ce soit la meilleure solution, si on veut un endroit bien pas trop loin de Paris, ya des chances qu'il ny ai pas que nous a etre interessé!
17:59 adrien.lecuru: une sérénité
sûr
enfin ça peut aussi se trouver je pense mais c'est un travail de recherche
moi: faisons le tour des lieux a nous faire preter...
18:00 adrien.lecuru: dac
bon je vais poster mon truc sur le blog
ciao
moi: ciao
je vais essayer de mettre cette petite discussion...




jeudi, juin 15, 2006

En parallèle au blog, j'ai ouvert un groupe de discussion su google, c'est surement plus simple pour communiquer. Il faut voir ce qui sera le plus pratique et le plus utilisé...

Voila l'adresse pour y participer :

* Group name: projet k octobre 2006
* Group home page: http://groups.google.com/group/k-10-2006
* Group email address k-10-2006@googlegroups.com
Voila les affiches de Warhol et Basquiat dont Charles parlait mardi...
On peut imaginer quelquechose dans cette idée, peut être?
Elles sont très fortes mais est ce que ca vaut le coup de refaire ça.


mercredi, juin 14, 2006

La galerie Kamchatka présentera en octobre 2006, une exposition d’oeuvres collectives réalisées par plusieurs jeunes artistes de la galerie : Raphaël Denis, Adrien Lécuru, Gabriel Léger, Luis Nieto, Charles Pépiot + artistes invités. Il n’y a pas de thème défini autour de cette exposition mais une inspiration spontanée et collective.
Le processus de réalisation des oeuvres repose sur plusieurs règles prédéfinies :
- une contrainte de réalisation : les oeuvres sont non signées, les participations sont croisées et les échanges incessants. Une oeuvre est réalisée par au moins deux artistes, ils peuvent intervenir en même temps ou les uns après les autres.
- une unité de temps : réalisation des oeuvres durant un temps précis (2 à 3 semaines),
- une unité d’espace : tous les participants travaillent au même moment dans un même espace et sur les mêmes supports.
Les oeuvres exposées seront des peintures et des dessins autour desquels sera présenté différentes traces du processus de création : photos et vidéos, édition d’un catalogue.
L’absence de signature des oeuvres permet à chacun des artistes de développer une nouvelle facette de son travail et de le confronter au regard de l’autre. Chacun se nourrissant du travail de l’autre pour le prolonger, le détourner, l’opposer ou l’imiter.
Le regard du spectateur sera volontairement brouillé pour l’inciter à considérer l’oeuvre de manière brute et sensorielle, sans considération d’une donnée habituellement primordiale : la signature de l’artiste.
L’exposition sera accompagnée d’un livre d’art édité à 150 exemplaires (dont 30 tirages de têtes signés et numérotés de 1 à 30 et comprenant 1 dessin original).

vendredi, juin 09, 2006

Ouverture du blog : projet d'exposition collective...

Première étape trouver un titre.

L'objet de ce journal en ligne est de préparer l'exposition collective qui aura lieu en octobre à la galerie Kamchatka.
- On peut publier des notes, des dessins, se répondre, échanger...
- Lancer des idées et des pistes de travail,
- etc...

Les commentaires sont les bienvenus!